207 000 euros le déplacement : la facture des voyages de Macron a quasiment doublé depuis 2018
Par la rédaction Le Rempart
Un déplacement présidentiel moyen d'Emmanuel Macron coûte désormais 207 000 euros d'argent public, soit presque deux fois plus qu'en 2018, selon des données comptables relayées par la presse.

Une facture qui a pris l'ascenseur
Le chiffre a de quoi faire tousser le contribuable. Selon des données comptables de la présidence de la République relayées par la presse, un déplacement moyen d'Emmanuel Macron coûte désormais 207 000 euros aux finances publiques. En 2018, la note s'établissait autour de 110 000 euros par sortie. Soit un quasi-doublement en l'espace de quelques années, dans un pays où l'on demande aux Français de se serrer la ceinture.
Ce montant comprend notamment l'avion présidentiel, les moyens de sécurité, la logistique et l'accompagnement protocolaire. Autant de postes dont le coût a flambé, sans que l'Élysée n'éprouve visiblement le besoin de rationaliser quoi que ce soit. À cette heure, la présidence n'a pas contesté ces chiffres, qui s'appuient sur sa propre comptabilité.
L'avion, la sécurité, et puis quoi encore
Il faut le dire clairement : un chef d'État qui se déplace, cela coûte cher, et cela a toujours coûté cher. Le problème n'est pas l'existence de ces dépenses, c'est leur trajectoire. Presque deux fois plus cher qu'en 2018, alors même que l'inflation sur la période n'explique qu'une fraction de cette envolée. Le kérosène n'a pas doublé. Les hôtels non plus.
Reste donc une hypothèse moins flatteuse : une présidence qui multiplie les sorties, les cortèges et les dispositifs, sans jamais regarder à la dépense. Pendant ce temps, le même exécutif sermonne les Français sur leurs déplacements en voiture et leurs efforts écologiques. La sobriété, visiblement, est une vertu réservée au rez-de-chaussée, pas au premier étage de l'avion présidentiel.
Le contribuable paie, l'Élysée sourit
On aurait tort de voir là une simple anecdote budgétaire. Ces 207 000 euros par déplacement disent quelque chose de profond sur le rapport de ce pouvoir à l'argent public : un argent toujours disponible quand il s'agit de l'apparat, toujours introuvable quand il s'agit des services publics ou des baisses d'impôts promises.
Avec une dette publique qui enfle et un déficit chronique, chaque euro compte, nous répète Bercy. Très bien. Que l'Élysée commence alors par publier le détail de ces déplacements, trajet par trajet, euro par euro. Les Français, qui financent l'intégralité de la note, ont au moins droit à cette transparence. On attend toujours.
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