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Justice

Stéphanie Pernod, 11 790€ bruts mensuels, saisit la justice pour 2 590€ de mandat régional

Par la rédaction Le Rempart

L'ancienne cadre LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, déjà rémunérée à plus de 11 000€ bruts par mois, conteste devant les tribunaux l'interdiction de cumuler son indemnité de conseillère régionale avec son ancien salaire.

Stéphanie Pernod, 11 790€ bruts mensuels, saisit la justice pour 2 590€ de mandat régional

Un mandat régional contrarié

Stéphanie Pernod, ancienne cadre des Républicains, a saisi la justice après avoir été contrainte de quitter son mandat de conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes. Le Progrès rapportait dès le 5 août 2026 cette décision qui l'oblige à renoncer à l'indemnité de 2 590€ bruts mensuels attachée à cette fonction. L'information a depuis rebondi sur le terrain national : l'intéressée, qui perçoit déjà 11 790€ bruts par mois au titre de son précédent emploi, entend faire reconnaître son droit au cumul.

Le cadre juridique est celui des règles de cumul des mandats et des rémunérations publiques. Le code général des collectivités territoriales encadre strictement cette question. Pernod estime visiblement que sa situation échappe aux interdictions. Le tribunal saisi devra trancher.

Le calcul qui fâche

On peine à suivre le raisonnement. 11 790€ bruts mensuels représentent déjà plus de 141 000€ annuels, avant avantages en nature et régimes dérogatoires. Le complément régional de 2 590€ porte le total à près de 173 000€ bruts par an. Pour un élu de région, dans un pays où le salaire médian frôle 1 800€ net, ce n'est pas rien.

La décision de quitter le mandat, rapportée par la presse locale le 5 août, n'a pas été présentée comme volontaire. Pernod a été contrainte par l'application des règles de cumul. Sa réaction : un recours en justice pour récupérer les 2 590€. Le timing mérite attention. L'affaire éclate en plein été 2026, alors que les Républicains peinent à refaire leur unité et que la droite régionale cherche ses marques après les échéances de 2024 et 2025.

L'indignation à géométrie variable

Le Rempart ne versera pas dans la dénonciation de principe des élus bien payés. Un cadre compétent mérite sa rémunération. Mais il y a une différence entre gagner sa vie et saisir la justice pour un complément déjà jugé illégal. La démarche de Pernod révèle une conception du service public comme revenu à cumuler, jamais à choisir.

On notera le contraste avec d'autres figures de la droite régionale, moins en vue, qui acceptent sans bruit les contraintes du cumul. Ou avec ces élus locaux qui renoncent à un mandat parce que la réglementation l'impose, sans porter l'affaire devant le juge. La phrase de Stéphanie Gicquel, l'athlète interrogée par Ouest-France le 6 août sur la charge mentale des réseaux sociaux, prend ici une résonance inattendue : « Je reste inquiète pour la charge mentale ». La charge mentale du cumul des indemnités, peut-être.

Le tribunal dira si le droit est avec elle. Le contribuable, lui, a déjà tranché.

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