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Politique

Aly Diouara : logement social et 7 600 euros d'indemnité, la combine juridique du maire LFI

Par la rédaction Le Rempart

Le maire LFI de La Courneuve, Aly Diouara, conserve son logement social tout en cumulant une indemnité parlementaire de 7 600 euros, selon des révélations de presse. Une situation permise par un vide juridique.

Aly Diouara : logement social et 7 600 euros d'indemnité, la combine juridique du maire LFI

La gauche morale a encore frappé. Aly Diouara, édile Insoumis de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, conserve son logement social alors même qu'il exerce un mandat de maire et perçoit une indemnité parlementaire de 7 600 euros mensuels, révèle la presse. De quoi faire sourire, ou grincer des dents, les quelque 2,7 millions de demandeurs de logement social en France, dont beaucoup attendent des années dans les files d'attente de la banlieue parisienne.

Une combine dans les règles, à défaut d'être morale

Selon les éléments rapportés, l'élu ne serait pas en infraction formelle. La situation repose sur un vide juridique habilement exploité : un recours, déposé par son ami Nabil Touchna, lui permet de repousser son choix entre ses deux mandats le temps de la longue procédure. Résultat : un élu rémunéré par la République, et grassement, continue d'occuper un bien destiné en priorité aux ménages modestes.

C’est un peu ce qui se passe à Nice avec Éric Ciotti, qui conserve tous ses droits parlementaires le temps de la procédure de contestation de Christian Estrosi. Sauf qu’ici, Nabil Touchna est un proche d’Aly Diouara, et ce recours a été volontairement lancé pour faire traîner le double mandat et le logement social.

L'affaire rappelle d'autres épisodes qui ont émaillé la vie politique française, où des élus de tous bords ont été épinglés pour occuper des logements sociaux parisiens ou franciliens malgré des revenus confortables. Mais ici, c'est un élu de La France insoumise, parti qui passe son temps à fustiger les "privilégiés" et à réclamer la réquisition des logements vides, qui se retrouve sous le feu des projecteurs.

L'indemnité qui pose question

Car le cœur du problème tient au cumul des avantages. D'un côté, une indemnité parlementaire de 7 600 euros, somme que la plupart des Français peinent à imaginer. De l'autre, un loyer modéré dans le parc social, dans un département, la Seine-Saint-Denis, où la tension locative est parmi les plus fortes du pays et où les listes d'attente s'allongent d'année en année. Pendant ce temps, des familles s'entassent dans des hébergements d'urgence ou des squats.

Le silence gêné des Insoumis

Interrogée sur le sujet, l'entourage de l'élu se retranche derrière la légalité du dispositif. Argument juridiquement recevable, politiquement indéfendable. Quand on construit sa carrière sur la dénonciation des "riches" et des "profiteurs", on se doit d'être irréprochable. Or le spectacle d'un maire Insoumis qui s'accroche à son logement social tout en empochant des indemnités publiques confortables donne de la "lutte contre les privilèges" une image pour le moins ternie.

Reste une question simple, que les contribuables de Villetaneuse sont en droit de poser : combien de temps encore un élu payé par l'argent public occupera-t-il un logement auquel il ne pourrait prétendre s'il n'était pas élu ? En attendant une réponse, la magouille, elle, tourne à plein régime.

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