Présidentielle 2027 : Patrick Sébastien apporte son soutien à David Lisnard, « le seul » capable de « renverser la table »
Par Dimitri Scudo
Invité de Face à l'info sur CNews ce mercredi 28 octobre, Patrick Sébastien a annoncé son soutien à David Lisnard pour la présidentielle de 2027, jugeant le maire de Cannes capable de « renverser la table ».
Patrick Sébastien a choisi son camp. Invité de Face à l'info sur CNews ce mercredi 28 octobre, l'animateur et chanteur de 72 ans a apporté son soutien à David Lisnard pour l'élection présidentielle de 2027, estimant que le maire de Cannes est le seul candidat capable de « renverser la table ».
Quelques heures plus tôt, au micro de Sud Radio, il avait déjà dévoilé sa préférence sans détour : « Si je devais voter aujourd'hui, je voterais pour Lisnard », saluant un discours « carré, à la fois autoritaire et humaniste », selon Gala.
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Un soutien revendiqué, pas un militantisme
L'artiste a pris soin de préciser les limites de son engagement. « Je ne roule pas pour lui », a-t-il souligné, tout en indiquant avoir rencontré le candidat avant l'été. Son choix, assure-t-il, ne relève d'aucun calcul de sondages mais de ce qu'il entend sur le terrain, lui qui a fondé fin 2025 le mouvement citoyen Ça suffit, destiné à porter la voix d'une France qu'il juge oubliée.
Cette démarche n'est pas neuve chez l'ancien visage de France Télévisions. En 2010, il avait déjà lancé le mouvement DARD (Droit au respect et à la dignité), une initiative qu'il présentait comme visionnaire à l'aune de la crise des Gilets jaunes.
Les extrêmes dans le viseur
Face à Christine Kelly, Patrick Sébastien n'a pas mâché ses mots envers les deux pôles de la vie politique. « On n'en peut plus des extrêmes de tous bords. Cet appel à la haine permanente, il y a tout un tas de gens au milieu qui ne veulent pas ça », a-t-il déclaré, avant d'asséner : « Si Marine Le Pen est élue, ça va être le bordel. Si Jean-Luc Mélenchon est élu, ça va être le bordel ». Sur Sud Radio, il avait déjà affirmé ne pas vouloir confier ses petits-enfants aux responsables de ces deux camps.
Une prise de position qui tranche avec les enquêtes d'opinion actuelles, lesquelles dessinent plutôt un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, la présidente du Rassemblement national caracolant en tête des intentions de vote.
Une dynamique à confirmer pour Lisnard
Pour David Lisnard, ce coup de projecteur arrive à point nommé. Candidat déclaré depuis le 31 mars sous la bannière de Nouvelle Énergie, le parti qu'il a fondé après avoir claqué la porte des Républicains, le maire de Cannes plafonne encore dans les sondages. Il peut en revanche s'appuyer sur une progression nette sur les réseaux sociaux : plus de 300 000 nouveaux abonnés gagnés depuis fin septembre, selon Le Monde, qui s'interroge toutefois sur la part d'orchestration militante de cette dynamique numérique.
Le président de l'Association des maires de France doit en outre faire face aux manœuvres de Bruno Retailleau, qui cherche à assécher ses parrainages en vue du premier tour.
Patrick Sébastien, lui, invoque l'histoire pour nourrir son pronostic : Jacques Chirac, dont il était proche, était loin d'être le favori face à Édouard Balladur avant la présidentielle de 1995. Il s'autorise même un scénario : « Un deuxième tour Glucksmann-Lisnard, ça me plairait », a-t-il confié sur Sud Radio.
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