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Mathieu Kassovitz sur RMC : « Les casseurs sont nécessaires »

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Invité des « Grandes Gueules » jeudi 5 novembre, le cinéaste a jugé les casseurs nécessaires face à des gouvernements qui « ne comprennent que la force ». Sur les vitrines brisées, il a nuancé : « Pas n'importe quelles vitrines… »

En direct des Grandes Gueules sur RMC ce jeudi 5 octobre 2026 au matin, Matthieu Kassovitz suscite la polémique. Photo : Les Grandes Gueules sur RMC
En direct des Grandes Gueules sur RMC ce jeudi 5 octobre 2026 au matin, Matthieu Kassovitz suscite la polémique. Photo : Les Grandes Gueules sur RMC

Le cinéaste Mathieu Kassovitz a estimé jeudi 5 novembre, au micro des « Grandes Gueules » sur RMC, que « les casseurs sont nécessaires », parce que « les gouvernements ne comprennent que la force ». Il a toutefois précisé : « Pas n'importe quelles vitrines… » Il a aussi accusé l'avocat Charles Consigny de propos racistes.

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Mathieu Kassovitz juge les casseurs « nécessaires » sur RMC

La question était directe : les vitrines peuvent-elles être cassées parce que c'est le seul moyen d'être entendu ? Le réalisateur a trié les devantures, puis lâché le mot, assorti d'un « malheureusement ». Il préfère, dit-il, traiter « la base des problèmes » plutôt que « crier sur les symptômes ».

« Ça fait trente ans que je dis la même chose », a-t-il ajouté. On ne lui contestera pas la constance : « La Haine », son film sur la banlieue, est sorti en 1995. Le discours a donc l'âge du film, et il n'a pas pris une ride.

Mathieu Kassovitz dit défiler lui-même : « Je suis un citoyen, je vais dans les manifs, pas vous ? » Sur l'accueil hostile fait aux journalistes, ceux de BFMTV notamment, il a répondu à Olivier Truchot : « Parce que vous vous comportez mal. » Le reporter bousculé y verra une leçon de savoir-vivre.

Ce que les casseurs ont réellement visé depuis le 17 octobre

Le samedi 17 octobre, en marge de la mobilisation contre la vie chère, une vingtaine d'enseignes ont été pillées sur la Presqu'île à Lyon, des parfumeries et des magasins de sport à Marseille, les Galeries Lafayette à Paris. Le ministère de la Justice a compté 2 500 gardes à vue sur le week-end de ces violences du 17 octobre.

Le samedi 31 octobre, à la porte de Charenton, à Paris, un cocktail Molotov a été lancé sur les policiers en fin de manifestation. La préfecture de police a décrit un « noyau dur de plusieurs centaines d'émeutiers ».

Car la force que réclame Mathieu Kassovitz ne s'abat ni sur Matignon ni sur l'Élysée. Elle tombe sur le vendeur lyonnais, sur le policier casqué, sur l'assureur, puis sur le contribuable. Pour être entendu des gouvernements, la France dispose pourtant d'un outil éprouvé : le bulletin de vote. Il a le défaut de ne rien briser.

Ce gauchisme de studio excuse la casse depuis un fauteuil et laisse aux commerçants le soin de balayer. Il n'est pas isolé : deux jours plus tôt, Ségolène Royal imputait les pillages du 17 octobre aux milices d'extrême droite. Elle cherche d'autres coupables, lui trouve les casseurs utiles. Le commerçant pillé n'a d'avocat chez aucun des deux.

Charles Consigny quitte le plateau des Grandes Gueules

Mathieu Kassovitz a reproché à l'émission de pencher « de plus en plus à droite » et de laisser dire des choses « ouvertement racistes ». Désignant Charles Consigny, il a lancé : « Monsieur en est un des auteurs. » L'avocat a protesté : « Vous n'avez pas à m'accuser comme ça. »

Alain Marschall a rappelé que traiter quelqu'un de raciste était diffamatoire. Charles Consigny s'est levé. « J'ai passé l'âge de me faire insulter par des bobos à deux balles », a-t-il lancé, en refusant les leçons de morale d'« acteurs subventionnés ». Mathieu Kassovitz l'a salué de six « Au revoir Charles », ajoutant qu'il ignorait d'ailleurs sa présence.

L'avocat est revenu cinq minutes plus tard. « Charles, je ne t'en veux pas à toi. Je ne te tape pas dessus », lui a dit le cinéaste, sans s'excuser. La force, chez Mathieu Kassovitz, reste réservée aux gouvernements, et les dégâts aux autres.

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